13 mai 2008
Boulogne-sur-Mer
10 mai 2008
Côte d'Opale
09 mai 2008
Plage de Wissant
07 mai 2008
Sur la plage
La plage étincelle, fume
Et retentit, vaste enclume
Que les vagues et le vent
Couvrent de bruit et d'écume.
Je vais, selon ma coutume,
Le long du galet mouvant,
Les yeux au large, rêvant
Quelque rêve décevant
Salé de fraîche amertume.
Avec leurs doux cris joyeux
Et leurs mines ingénues,
De beaux enfants, jambes nues,
Se mouillent à qui mieux mieux.
De loin, les suit et les gronde
Une vieille grand-maman.
Une jeune femme blonde
Lit toute seule un roman.
Les légères mousselines
Des nuages vagabonds
Se déchirent aux collines.
Les grandes vagues félines
Se cabrent, puis font des bonds.
Et je contemple l'abîme ;
Et je voudrais, âme et corps,
Me mêler aux longs accords
Qui roulent de cime en cime.
(Emile Blémont)
06 mai 2008
Phare de Boulogne-sur-Mer
Dans la nuit,
Quand les cornes de brume beuglent,
Quand les chalutiers sont aveugles,
Camarades, le phare !
A la barre,
L'homme de quart chancelant s'épuise
Et nos cœurs écoutent l'hélice.
Camarades, le phare !
Si l'océan veut bien nous rendre,
Au retour, je pourrai étendre
Marie sur les genêts de la lande.
Camarades, le phare !
Le Dantec,
Donne du rhum par petits verres
Et fais de Sainte Jeanne ta mère.
Camarades, le phare !
Les yeux ouverts sur les étoiles,
Sur un grand cimetière de voiles,
Marins, la terre n'était qu'une escale.
Camarades, le phare !
(Extrait de la chanson de Michel Jonaz : le phare)
11 décembre 2007
Sous le ciel de Paris
Et le ciel de Paris
A son secret pour lui
Depuis vingt siècles il est épris
De notre Ile Saint Louis
Quand elle lui sourit
Il met son habit bleu
Hum Hum
Quand il pleut sur Paris
C'est qu'il est malheureux
Quand il est trop jaloux
De ses millions d'amants
Hum Hum
Il fait gronder sur nous
Son tonnerr' éclatant
Mais le ciel de Paris
N'est pas longtemps cruel
Hum Hum
Pour se fair' pardonner
Il offre un arc en ciel
Yves Montand
10 décembre 2007
Le Sacré Coeur - Montmartre
Du haut du Sacré-Cœur
Un homme a béni la ville
Il porte le bonheur
Il met l'espoir dans les cœurs
Dans ses yeux règne une joie profonde
Dans ses mains il y a la paix du monde
Il prie le Créateur là-bas
Du haut du Sacré-Cœur.
Du haut du Sacré-Cœur - John William
27 septembre 2007
Le Lac
Remémore, mon coeur, devant l'onde qui fuit
De ce lac solennel, sous l'or de la vesprée,
Ce couple malheureux dont la barque éplorée
Y vint sombrer avec leur amour, une nuit.
Comme tout alentours se tourmente et sanglote !
Le vent verse les pleurs des astres aux roseaux,
Le lys s'y mire ainsi que l'azur plein d'oiseaux,
Comme pour y chercher une image qui flotte.
Mais rien n'en a surgi depuis le soir fatal
Où les amants sont morts enlaçant leurs deux vies,
Et les eaux en silence aux grèves d'or suivies
Disent qu'ils dorment bien sous leur calme cristal.
Ainsi la vie humaine est un grand lac qui dort
Plein, sous le masque froid des ondes déployées,
De blonds rêves déçus, d'illusions noyées,
Où l'Espoir vainement mire ses astres d'or.
(Emile NELLIGAN (1879-1941)
Barrage de Montbel - Ariège
22 septembre 2007
O mon païs, ô Toulouse
Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin Parfois au fond de moi se raniment L'eau verte du canal du Midi Et la brique rouge des Minimes O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse Je reprends l'avenue vers l'école Mon cartable est bourré de coups de poing Ici, si tu cognes, tu gagnes Ici, même les mémés aiment la castagne O mon païs, ô Toulouse Un torrent de cailloux roule dans ton accent Ta violence bouillone jusque dans tes violettes On se traite de con à peine qu'on se traite Il y a de l'orage dans l'air et pourtant L'église St-Sernin illumine le soir D'une fleur de corail que le soleil arrose Une fleur de corail que le soleil arrose C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ? Voici le Capitole, j'y arrête mes pas Les tenors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses J'entends encore l'écho de la voix de papa C'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut A Blagnac, tes avions sont plus beaux Si l'un me ramène sur cette ville Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse
Nougaro
21 septembre 2007
Images du Lauragais
Le Lauragais, dans ses parures,
Etale de riches trésors
De larges plaines, des cultures
De tournesols et de blés d’or :
Océans de toisons mouvantes
Où sait si bien jouer l’autan,
Lissant leurs vagues opulentes
Qui ondulent gracieusement.
Carrés bruns, jaunes et verts tendres,
Se répétant à l’infini,
Jusqu’à l’horizon vont s’étendre
En un grand patchwork, réunis.
Légers vallons, douces collines,
Qu’insensible aux fureurs du vent,
Un vieux moulin parfois domine,
Bravant les caprices du temps.
Ici, c’est un ciel de Toscane,
Dans sa lumineuse clarté,
Fascinant le regard profane
Par ses reflets d’éternité.
Sentinelles toujours austères,
On voit au loin se découper
Des cyprès, la silhouette fière
Se dressant sur l’immensité.
Emergeant parfois du feuillage,
Des toits rouges, dans les bosquets,
Posent sur fond de paysage`
L’éclat de leurs charmants bouquets.
Et tranchant sur le bleu intense,
Voici l’ocre d’un clocher-mur,
Dessinant avec élégance
Ses douces lignes au ciel pur.
Dans une sanglante lumière,
Tout l’horizon vient s’embraser
Quand le soleil, retardataire,
Veut faire durer son coucher.
Yvette THOMAS
Roumens
Saint Julia de Gras Capou
























