23 février 2007
Humour savoyard

Photo prise en Haute Savoie - Les Gets
19 février 2007
La rue aux chansons
C'est la rue aux chansons.
C'est la rue de la joie
Où, dans toutes les maisons,
Sans rimes, ni raison,
L'on chante à pleine voix
Dès le lever du jour.
Tout le monde est heureux
Et chacun, à son tour,
Dans le gris des faubourgs,
Invente le ciel bleu.
L'on n'y rencontre pas
Des amours malheureuses.
On s'aime, on ne s'aime pas.
On s'embrasse, on s'en va.
On chante, et puis voilà.
Vous, les désenchantés
Qui pleurez sans raison,
Pour apprendre à chanter
Venez tous habiter
Dans la rue aux chansons.
(Extrait de "La rue aux chansons" - Edith Piaf)
Taninges (Montée du Char) - Haute Savoie
18 février 2007
Que la montagne est belle ...
Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?
(Extrait de "La Montagne" de Jean Ferrat)
Haute Savoie - Parc Merlet
17 février 2007
Le bateau blanc
Faire une croisière d'un jour ou d'un an
Découvrir la terre les yeux droit devant
Pour ne pas laisser même quelques instants
Les paysages défiler sans les voir avant
Connaître la mer les poissons volants
Découvrir une terre les oiseaux chantants
Visiter une île au large des Antilles
Mais encore sauvage sans aucune cage
(Extrait de la chanson de Karol : "Le bateau blanc")
Ouchy - Lausanne
16 février 2007
Ma Maison
Je m'invente un pays où vivent des soleils
Qui incendient les mers et consument les nuits,
Les grands soleils de feu, de bronze ou de vermeil,
Les grandes fleurs soleils, les grands soleils soucis,
Ce pays est un rêve où rêvent mes saisons
Et dans ce pays-là, j'ai bâti ma maison.
(Extrait de "Ma Maison" de Barbara)
Château Chillon - Suisse
Nous prenons quelques jours de vacances au bord de la mer
J'ai programmé quelques petits articles ...
Je viendrai lire vos commentaires à mon retour
Passez une agréable semaine!
A bientôt
Chris
09 février 2007
Quand le soleil dit bonjour aux montagnes
When the sun says Good Day to the mountains
And the night says Hello to the dawn
I'm alone with my dreams on the hilltop
I can still hear his voice though he's gone
Vue sur le Mont Blanc depuis le Praz de Lys
Quand le soleil dit bonjour aux montagnes
Et que la nuit rencontre le jour
Je suis seule avec mes rêves sur la montagne
Une voix me rappelle toujours
08 février 2007
Seul au monde ...
On dort les uns contre les autres
On vit les uns avec les autres,
On se carresse, on se cajole,
On se comprend, on se console,
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde
On danse les uns contre les autres,
On court les uns après les autres,
On se déteste, on se déchire,
On se détruit, on se désire,
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde
("Les uns contre les autres - Fabienne Thibeault)
07 février 2007
J'ai pour toi un lac
J'ai pour toi un lac quelque part au monde
Un beau lac tout bleu
Comme un œil ouvert sur la nuit profonde
Un cristal frileux
Qui tremble à ton nom comme tremble feuille
À brise d'automne et chanson d'hiver
S'y mire le temps, s'y meurent et s'y cueillent
Mes jours à l'endroit, mes nuits à l'envers.
("J'ai pour toi un lac" - G. Vigneault)
Lac de Roy - Praz de Lys - Haute Savoie
05 février 2007
Là-haut sur la montagne
Là-haut sur la montagne, l'était un vieux chalet.
Murs blancs, toit de bardeaux,
devant la porte un vieux bouleau.
Là-haut sur la montagne, l'était un vieux chalet
Là-haut sur la montagne, croula le vieux chalet
La neige et les rochers
s'étaient unis pour l'arracher
Là-haut sur la montagne, croula le vieux chalet
Là-haut sur la montagne, quand Jean vint au chalet
Pleura de tout son coeur
Sur les débris de son bonheur
Là-haut sur la montagne, quand Jean vint au chalet
Là-haut sur la montagne, l'est un nouveau chalet
Car Jean d'un coeur vaillant
L'a rebâti plus beau qu'avant
Là-haut sur la montagne, l'est un nouveau chalet.
("Là-haut sur la montagne" - Hugues Auffray)
04 février 2007
Le Léman
Le Lac
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos,
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent ;
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : " Sois plus lente " ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Hé quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ?
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés !
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit et l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
(Alphonse de Lamartine)















